vendredi 6 mai 2011

Toute la poésie du raku.

J'en rêvais depuis des années, au fil des pages de magazines déco...
On vient de m'offrir mon premier (énorme !) bol raku le week-end dernier, et depuis je suis en totale contemplation.

Un raku ???!

Intemporel et ancestral, l'art du raku est une sorte d’alchimie dans laquelle les forces naturelles et la technique du créateur forment un équilibre précaire pour aboutir à la naissance de pièces uniques. Rencontre violente entre la terre, le feu et la fumée, le raku est un véritable rituel, fascinant et imprévisible à la fois.

Ce mot raku vient d'un idéogramme gravé sur un sceau d'or qui fut offert en 1598 par Taiko, maître servant de la cérémonie du thé, au coréen Chōjiro.
Résultat d'une technique d'émaillage d'origine coréenne qui s'est développée dans le Japon du XVIe siècle, il est essentiellement lié à la fabrication de bols pour la cérémonie du thé.
Pour les moines des monastères bouddhistes zen, la cérémonie du thé, le Chanoyu, était un rituel incitant au calme et à la méditation, une sorte d’expérience mystique.  Dans ce culte du thé, le bol devient un objet précieux de vénération, agissant presque comme un intermédiaire, un médium dans la recherche de spiritualité.

La réaction d'oxydo-réduction au cours de laquelle apparaissent les couleurs plus ou moins métallisées, les craquelures ainsi que l'effet d'enfumage de la terre laissée brute qui forment les principales caractéristiques de ce type de céramique.
Les pièces incandescentes peuvent aussi être trempées dans l'eau, brûlées ou laissées à l'air libre. Elles subissent un choc thermique important et, dans tous les cas, expriment sous ces contraintes l'histoire de la terre, du feu et de l'eau.
La multitude des paramètres mis en jeu permet d'obtenir des résultats variant à l'infini, ce qui confère à la pièce, entièrement réalisée manuellement, la qualité d'objet unique.
Après refroidissement, chaque céramique est nettoyée pour enlever tous les résidus de suie et de cendres et c’est là que la surprise est au rendez-vous.
Comme le souligne le céramiste français Claude CHAMPY «le raku autorise de nombreuses expériences… poétiques, philosophiques, ludiques et ... catastrophiques ! »
Les céramiques raku sont riches de sensations tactiles car elles préservent la rudesse de l’argile.

Si la technique paraît simple et rudimentaire,  le hasard tient une grande place dans le raku. L’intentionnel rencontre l’accidentel.





(sources : wikipedia, arts-echos.com)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire