samedi 27 août 2011

C'est l'histoire d'une (geek) blonde...

Vous je sais pas, mais moi, de temps en temps, je suis prise d'une crise de nettoyage. Souvent quand je ne suis pas contente de moi.
J'avais échangé sur le sujet il y a quelques années avec une amie qui souffre du même syndrome, au bout d'un bon quart d'heure de psychologie de comptoir nous étions convenues que c'était une forme d'automutilation.

Donc, hier, à force de ne pas trouver exactement le widget que je cherchais, j'ai décidé qu'il était plus que temps de nettoyer mon clavier (comme chacun sait, tout clavier est infesté de je ne sais plus quoi, mais de toute façon qui veut savoir, hein ?).
J'ai pris soin - je ne suis pas dingue - de le faire à la bombe antistatique expressément prévue à cet effet.

Au moment d'appuyer sur le vaporisateur, il s'est montré un peu récalcitrant. Et comme c'est quand même pas une bombe antistatique qui va faire la loi, j'ai appuyé plus fort.
 "Ce qui est très con" me suis-je dit à la vue de la boule de mousse (de la taille d'un gros abricot au bas mot) qui faisait la fière au milieu du clavier.
Je me suis empressée d'essuyer, subodorant la manip désastreuse.
C'est alors que mon écran a commencé à aligner des eeeerrrrrrrrtttttyyyyyggg dans la recherche Google (ça ne donne rien niveau résultat).
Car bien sûr j'avais légèrement omis d'éteindre mon clavier avant d'envisager de le récurer...
On respire, pas de panique, j'éteins tout, je laisse sécher et demain tout va bien.

Le lendemain matin, tout était rentré dans l'ordre.
A l'exception du R et du T devenus muets. Deux lettres plutôt utiles dans la langue de Molière.
J'ai tenté le dépoussiérage à la bombe air sec. Toujours muets.
Forte d'une auto-formation expresse (un tuto trouvé sur l'informatiquepourlesmongols.com), j'ai même démonté mon clavier (je signale à toutes fins utiles aux blondes propriétaires de clavier sans fil alu Apple que les touches se démontent toujours EN SOULEVANT PAR LE HAUT). J'ai propulsé de l'air sur le mignon mécanisme qui se cache sous les touches et j'ai tout remonté (c'est à dire le R et le T, je ne suis quand même pas débile à ce point là). Toujours rien.

Bien sûr, un rapide coup d'oeil à la facture d'achat, m'a confirmé qu'il n'était plus garanti depuis le 10 juin 2011... Je sais bien que la garantie ne s'applique pas quand on mouille exprès le clavier allumé, mais je n'avais pas vraiment l'intention de TOUT raconter au type du SAV. J'avais plutôt choisi l'option grand sourire désolé du "dis moi ce qu'il s'est passé toi qui est si brillant - et moi qui n'y connais rien- joli et gentil monsieur mon sauveur".  Mais bon, hors garantie, j'ai pas osé.

Alors je suis quand même allée à la fnac...

Reconstitution du drame :





... acheter un nouveau clavier.
70€. La prochaine fois que j'aurai besoin de me défouler, j'irai à la salle de sport.

mercredi 17 août 2011

K-Way or not K-Way ?

Attention, compte tenu de l'immense popularité de ce blog, cet article pourrait bien déclencher un krach immobilier sur Belle-île en mer.
Néanmoins, je vous dois la vérité, question de déontologie.

Après avoir subi une semaine de pluie diluvienne à Biarritz fin juillet, une question a peu à peu germé dans mon esprit.
Beaucoup d'entre vous, me direz-vous, ont subi le même sort à la même époque. J'en conviens. Pourtant, les plus futés d'entre vous ont soigneusement évité d'aller passer les quinze jours suivants en Bretagne, à Belle-île précisément.

Afin d'illustrer le fond de ma pensée, dressons un rapide tableau :
- Pluie battante au point de ne pas pouvoir faire sortir les enfants (qui ont donc mis toute leur énergie dans cette activité récurrente : la dispute en milieu confiné) ;
- pas une tempête, non (c'est joli une tempête sur la Pointe des Poulains). Juste un ciel gris, froid, et cette pluie incessante ;
- une seule salle de cinéma (afin de bien prendre la mesure de l'horreur, cela signifie un seul film programmé à la fois, et seulement deux séances par jour) sur TOUTE l'île (bon d'accord, l'île ne fait que 85 km2 mais quand même !) ;
- une température oscillant entre 14 et 17°, j'ai croisé des tas de gens en POLAIRE (au mois d'août ça détend) ;
- donc pour s'occuper on mange (des galettes bretonnes : 2000 calories par assiette, je n'en peux plus des galettes de sarrasin) et on grossit ;
- et le it-T-shirt local mentionne "En Bretagne il ne pleut que sur les cons"...



Cet environnement idyllique a fait naître en moi cette question qui durant 3 semaines n'a pas vraiment trouvé de réponse...

K-Way or not K-Way ?

La toile pullule d'articles annonçant depuis deux ans le grand retour de la chose,
il a été cintré, décliné en couleurs pop, voire même disco (illustration avec ce petit modèle doré).
J'ai vu une amie (toujours pointue en matière de mode) en porter un (bleu EDF)...
Serait-ce donc réellement LE RETOUR du K-Way ?




Sauf que...
- ça reste indissociable de mes années jeannette, je ne peux pas occulter;
- du coup je me souviens qu'en effet c'est étanche et aussi qu'on transpire pas mal là-dedans (est-ce que les nouveaux modèles sont respirants ?)
- j'en ai vu bien plus sur internet que dans la rue...
- et aucune modeuse ne le porter en ceinture !
- d'ailleurs, finalement, même avec 3 semaines de pluie, je n'ai pas eu envie de me ruer en boutique pour l'essayer...

Malgré toutes ces stimulations marketing ou environnementales... le K-Way, je crois que je ne vais pas y arriver !

Bon allez, on aura quand même eu 3 jours de beau temps, et Belle-île sous le soleil c'est vraiment le bonheur.