lundi 30 avril 2012

I did my tie & dye

Et voilà, depuis mercredi j'étais à l’œuvre. 

Mercredi : le temps de la réflexion (je fais ça avec quel jean ?... Il m'a fallu des heures pour statuer).
Jeudi : le temps de l'action.

Allez hop, un pseudo tuto Tie & Dye (je n'y mets que l'essentiel, il y en a des tonnes sur le web). D'ailleurs est-ce à proprement parler un tie and dye, je m'interroge... Si j'en crois wikipedia, le fait que je ne me serve pas d'élastique remet en cause l'utilisation appropriée de l'appellation, mais c'est le wiki anglais. (peut-on réellement avoir confiance ?)

Donc pour faire (au moins) aussi bien que le zara : 


Il vous faut le matériel suivant :

Bien entendu il vous faut aussi un jean, j'ai fini par opter pour un Levi's brut que je ne mettais plus trop (pas de dépression en cas de ratage total). En choisissant brut, j'avais conscience de ne pas me faciliter la tâche, mais pour ce blog et pour toi, vénérable lecteur, rien ne m'arrête.




Enfin - et ce dernier élément n'est pas à négliger - il vous faut une piscine*.



LE TUTO 

Etape n°1 : Afin de définir précisément la ligne de délavage, fixer la ceinture du jean sur le rebord de la bassine à l'aide de deux solides pinces à linge. Ceci vous permet de voir jusqu'à quel niveau remplir la dite bassine. 

Etape n°2 : Retirer le jean. Vider les berlingots de javel dans la bassine (j'ai mis les trois d'entrée de jeu) et ajouter de l'eau jusqu'au niveau souhaité. Y plonger le jean, les jambes en accordéon, et l'attacher au bord avec les pinces à linges. Pour une décoloration uniforme, bien veiller à ce qu'il n'y ait pas de bulles d'air dans les jambes (sinon ça remonte et la partie flottante reste bleue).
A ce stade j'avais une photo tout-à-fait didactique du jean qui trempe à vous montrer, mais suite à une manipulation inopinée je l'ai effacée avant de la décharger, ce dont je ne me suis aperçu que ce matin, c'est-à-dire une fois que tout était terminé. Il va vous falloir faire preuve d'un peu d'imagination.

Etape n°3 : Constater rapidement qu'il ne va pas être possible de garder ça à l'intérieur à cause de l'odeur. Sortir la bassine sans faire tanguer son contenu. Requiert une certaine dextérité, remercier le ciel d'avoir pris une bassine à poignées. Mettre néanmoins cette bassine à l'abri de la pluie battante (rapport à la dilution du chlore).

Etape n°4 : Au bout de quelques heures, retirer délicatement les pinces à linge afin de retourner le jean (étape à renouveler plusieurs fois, souvent en fait). Quand je dis délicatement, ayez bien à l'esprit que toute éclaboussure aura des répercussions fatales (comme sur le pantalon que je portais ce jour là par exemple).

exemple de répercussion fatale
Etape n°5 : Trouver que 48h c'est quand même long, et pourtant le bas des jambes est encore bleu clair (pas blanc) et pas du tout uniforme. Penser que ce n'est peut-être pas moche et que c'est ça l'esprit tie & dye. Se dire que ce serait dommage de s'arrêter en si bon chemin et que, allez, on laisse encore une nuit de plus.

Etape n°6 : Le lendemain matin constater que ça continue à éclaircir mais lentement, lentement, trop lentement.
Avoir un éclair de lucidité : j'ai trop dilué la javel au départ. Il convient donc d'en ajouter mais il pleut des trombes d'eau (depuis des jours...) et vraiment pas le courage d'aller en acheter.
Avoir alors un éclair de génie et se souvenir qu'on a des galets de chlore lent pour la piscine. Je sais, "lent" c'est justement ce qu'on ne veut pas. Mais pour donner une idée à ceux qui n'ont pas de piscine : ce sont des galets de 250g ; on compte généralement 1 galet par semaine pour désinfecter une piscine moyenne (48 m3). Redoutablement efficace dans une bassine de 28 litres.
Attention : à l'ouverture du seau de chlore lent, ne pas respirer les vapeurs toxiques qui s'en échappent. Poser un galet au fond de la bassine. Celui-ci ne doit pas toucher directement le tissu. Et plus que jamais, les gants sont vos amis.

Etape n°7 : Une demi-heure plus tard retourner le jean. Constater que ça devient vraiment blanc !

Etape n°8 : Deux heures plus tard sortir (délicatement) le jean terminé, surtout sans s'éclabousser, et le mettre dans la machine à laver. Faire tourner un cycle normal sans lessive. Faire sécher.
Pendant ce temps, verser l'eau (méchamment chlorée) de la bassine dans la piscine = recyclage des "eaux usées". Se féliciter de ce geste écologique :)

Etape n°9 : Lorsque le jean est sec, avoir hâte de montrer ça aux copines ! (Et en plus miraculeusement, il fait assez beau pour une photo en extérieur).



baskets slip on Converse (ramenées des US by ma cop's, merci Sof)
jean brut 572 Levi's
t-shirt coton léger Petit Bateau PE 2012
bracelets Littlegrigri




(*) note à l'intention de mon ami P. une piscine hors-sol ça va quand même.

samedi 28 avril 2012

J'ai peut-être quelque chose de grave...



Je viens de jeter un œil à mon relevé carte bleue. Je n'ai rien acheté depuis le 27 mars. C'est inquiétant non ? Je devrais peut-être consulter...


Débordée.

Le meilleur endroit, ici, à l'ombre. MON spot ;)

mercredi 25 avril 2012

Chiche ?


Lubie du jour... 
Je crois bien que je vais me tenter ce jean (celui là est chez Zara) mais en do it yourself (AKA DIY). Là, tout de suite, maintenant, ça m'inspire. Je vous raconterai !

Kite camp

Un banc de sable. Des voiles multicolores. Juste derrière la mer, le désert.

mardi 24 avril 2012

Le spot


Kite surf, windsurf et plongée, l'un des meilleurs spots du monde. Vent constant, paysage lunaire. Parfois un vent de terre et le sable s'insinue partout. L'air assèche les gorges et devient presque irrespirable. Un journée. Ce fut sans doute le prix à payer pour six autres aux conditions parfaites.

lundi 23 avril 2012

On change de décor !


On quitte la Californie et on s'envole pour la Mer Rouge.
Fini le road trip, ici on se pose, on se repose.

dimanche 15 avril 2012

On veut du soleil, non ?


Vous ne trouvez pas que ça sent les vacances ?... (non mais bon, d'accord, mais si vous ne regardez PAS par la fenêtre). Je parie que même ces oranges sanguines hypnotiques (vous avez vu ce que la nature peut faire !) vous donnent envie de chaleur, de fruits gorgés de soleil, de marcher pieds nus, de liberté cheveux au vent... non ?

Bon, justement ça tombe bien, je vais boucler mes valises et aller faire un petit tour du côté de la Mer Rouge. Et d'ailleurs, on ne vous abandonne pas puisque Sof vient de rentrer de Californie pour prendre le relais. On s'est dit que  ce serait sympa de poster ici une image ensoleillée tous les matins, pour bien démarrer la journée.  Alors c'est parti ! La Californie cette semaine puis Soma Bay dans huit jours. Et à celles qui restent au bureau pendant ces vacances, on pense bien fort à vous :)

samedi 14 avril 2012

My Little Spring Box

Je viens de recevoir My Little Spring Box. Toujours aussi contente.
Je vous fais un petit aperçu rapide (j'ai mes valises à faire !). Il manque sur la photo un petit bracelet liberty que j'ai immédiatement donné à ma fille (pas seulement par amour maternel, c'est surtout parce qu'il était très limite au niveau des finitions, pas du tout la qualité Littlegrigri ;) si vous voyez ce que je veux dire...)


mardi 10 avril 2012

Tsss... les enfants, c'est plus ce que c'était.

Il y a quelque temps, j'ai fait l'acquisition d'un très beau col en raton laveur. Avec un fond de scrupules fourruresques tout de même, notamment vis-à-vis de ma fille qui est à fond dans sa période "c'est trop mignon les animaux" (mais qui engloutit un steak-frites, un poulet au citron ou un magret de canard aux figues sans le moindre état-d'âme).
L'amour maternel m'avait néanmoins poussée à tricoter une jolie histoire à base de raton laveur qui toute sa vie s'était targué d'être le dandy chic de la forêt, et qui mort de sa belle mort, était sans doute finalement heureux de continuer à incarner l'élégance sur un manteau... Bref, à embaumer son petit cœur d'enfant.


Quand ma fille l'a vu elle a juste dit : "Whaou, trop beau, trop doux, tu me le donneras quand je serai grande ?"


Je l'ai cousu sur mon éternel caban marin (un vrai de vrai, acheté dans un comptoir maritime, y'a qu'à voir l'authenticité de la marque : Le Gazic ) et j'adore le résultat.

lundi 2 avril 2012

Ai Weiwei ou la perspective pour les nuls.

Un doigt-la Tour Eiffel, un doigt-la place Tian'anmen, un doigt-la Maison Blanche, un doigt-Hong Kong... et comme ça sur plus de vingt clichés.


J'avoue, ça m'a parlé dès la troisième photo. Mais il faut reconnaître que je suis la candidate idéale pour une telle œuvre : en effet je suis, depuis disons... toujours, en délicatesse avec les mesures. Toutes les mesures. 

Tenez, un exemple au hasard : lorsque je demande mon chemin et qu'on me répond de tourner 50 mètres plus loin à droite, j'ai toujours un moment de panique (un moment bref, certes, mais alors d'immense panique !). Aïe, 50 mètres... étant entendu que mon bras mesure... euh... prenons plutôt la jambe... hum... bon, essayons la taille complète : partant du fait avéré que je mesure 1m67 (disons plutôt que je me rappelle avoir vu ce chiffre sur mes papiers une fois... mais je crois que c'est à l'époque où je portais des talons très hauts tous les jours. Donc, là aussi, flou), je devrais diviser 50 par 1,67 pour me représenter la distance à parcourir. Dans une unité de longueur improbable. Bref, on n'est pas arrivé ! Peine perdue, l'univers des mètres, des centimètres, de tous leurs frères et sœurs refuse toujours de me livrer ses secrets. Zéro sens de la mesure, zéro sens de la perspective.

Par conséquent, j'ai littéralement trépigné de joie en découvrant que Monsieur Ai - Weiwei de son prénom - semblait avoir le même souci que moi ET qu'il avait trouvé une solution dont apparemment il ne se lasse pas ! Je ne suis plus seule. Et surtout, je suis l'égale, pour ce qui est de cette particularité du moins, d'un homme créatif, brillant et célèbre. Son truc ? Utiliser son doigt - au hasard le plus long de tous - comme un intrument de mesure ! La Tour Eiffel c'est 3 majeurs, la place Tian'anmen c'est 2 majeurs de haut ET 4 majeurs de large (et oui, un doigt ça se tourne... perspicace, non ?), la Basilique St. Marc 3 de haut et 7 de large...


J'ai essayé et ça marche. Avec tout. Sauf que, n'ayant à portée de doigt ni Tour Eiffel, ni Reichstag, ni Capitole, je me suis entraînée sur les essentiels du quotidien (démarche fort warholienne au demeurant) : une baguette = 5 majeurs ; un saucisson = 3 majeurs ; un verre de vin = 1/2 majeur (pas de panique, nous parlons d'un verre apéritif).

Je sais ce que vous pensez. Je vous entends même déjà dire que mon analyse d'Etudes de perspective est un peu tirée par les cheveux...
Ah, et la version "art-officielle", elle n'est pas tirée par les cheveux peut-être ??
Ai Weiwei, artiste chinois de renommée internationale, également connu pour son activisme politique, s'érige ici en témoin provocateur de son temps. Il brandit son majeur devant tous ces lieux symboliques pour faire un doigt d'honneur au pouvoir, comme un irrespect suprême de toutes les autorités. Il souhaite amener le spectateur à remettre en cause l'importance des icônes de la culture occidentale et orientale, les notions de pouvoir, d'ordre établi. Ces photos cristallisent son discours, à l'image du laconique Fuck off, titre de son exposition de Shanghai, en 2000.


Non mais... sérieusement ?!?!

Vous voyez, je crois que c'est exactement à cause de ce genre d'interprétation que les gens s'obstinent à croire que l'art contemporain ne s'adresse qu'à quelques rares personnes privilégiées.

Enfin... je vous laisse méditer sur les dérives de la critique artistique, moi je vais me servir un doigt de vin.

l'ARTefact.