mercredi 4 juillet 2012

Back to the future

Au début des années 80, j'ai subi un grave traumatisme. Mes copines de 6è et moi, nous rêvions toutes de ce qui était alors le top de la fashion (mais on disait à la mode) des baskets montantes. Pour t'aider à situer l'importance du phénomène : même les frères Bogdanoff (période pré-prognathe) en avaient pour présenter temps X. (Ok, on est dans les années 80 mais j'étais toute jeune). 

les années 80...

Celles pour lesquelles j'aurais pu mourir avaient une semelle rose bonbon, un corps blanc irisé ET matelassé, une grosse pastille rose sur la cheville et du gris métallisé autour des lacets. J'y pensais jour et nuit. J'avais même subtilement écrit une lettre à ma marraine (une catholique intégriste, plutôt encline à m'offrir des robes à smocks... en 6è !!!). Lettre que ma mère n'a jamais envoyée parce-que 1° "c'est très vilain de réclamer" et 2° "jamais tu ne porteras de chaussures aussi vulgaires". La messe était dite, chez nous le mot vulgaire était définitif.


La confrérie des psychothérapeutes de France dirait sans doute que ça explique que l'avènement des  sneakers d'Isabel Marant ait résonné bizarrement en moi (c'était en 2010, ce post a juste deux petites années de retard) . Partagée que j'étais entre la fascination et l'idée que ça n'allait peut-être pas trop avec les robes à smocks (et aussi que peut-être ça faisait le pied bot).

Je sais à présent que j'avais besoin de laver cette terrible injustice. Et depuis ce matin, la petite fille de onze ans (en kilt écossais, j'ai eu une enfance difficile) qui est en moi est très heureuse avec ses sneakers tout neufs et même pas vulgaires.





2 commentaires: