mercredi 5 septembre 2012

Encore plus hard qu'arrêter le chocolat !

Donc, comme je vous le disais hier, je viens de passer trois jours à découvrir Paris avec ma douce et tendre enfant de 8 ans (il était temps pour elle d'entrevoir que Biarritz, ce n'est pas vraiment la vraie vie). 
Mélusine* est, depuis les premiers jours, tendre, posée, patiente et attentive. C'est ainsi qu'au fil de nos visites passionnantes elle a pu exprimer son ravissement : "Le cabinet Deyrolle c'est trop nul, on n'a même pas le droit de toucher les animaux", "La tour Eiffel, c'est trop nul, il faut faire au moins deux heures de queue pour monter", "Le Palais de la découverte, c'est trop nul, on n'y était même pas à l'heure des expériences électrostatiques"...

Si bien qu'à bout de déception face à si peu de gratitude, j'ai fini par exprimer librement mes propres sentiments, sans filtre, tels quels :
"Non mais putain Mélusine, t'es super chiante là. T'es juste une emmerdeuse en fait !"

"Non, je ne suis pas chiante !" m'a-t-elle répondu.


L'entendre dire chiante de sa petite bouche enfantine a été - je dois le reconnaître - assez perturbant. D'abord, parce-que je lui ai déjà expliqué que les enfants n'ont pas le droit de dire de gros mots (alors que les adultes si, quand ils ont une bonne raison de le faire). Ensuite, parce-que j'ai reconnu mon langage dans son intonation. Enfin, à cause de cette soudaine prise de conscience : je jure comme un charretier du matin au soir. Sans même m'en rendre compte. Depuis très longtemps que je suis adulte (chez mes parents je n'avais pas trop le droit). 
Il faudrait que j'arrête. Mais arrêter net quelque-chose que l'on fait instinctivement n'est pas une sinécure (je le sais, j'ai arrêté de fumer). 
Ce n'est pas à proprement parler une addiction ; je ne prend pas de plaisir à dire des gros mots (euh... merde, peut-être que si au fond). C'est juste que je le fais depuis si longtemps, que je ne sais pas comment faire pour ne pas le faire (vous suivez ?). Détresse. Plus, en admettant que j'y parvienne, mes amis ne vont plus me reconnaître. MA FAMILLE NE VA PLUS ME RECONNAÎTRE.
A moins que ça passe inaperçu, auquel cas puis-je en déduire que mes jurons passent inaperçus eux aussi ? Mais alors, pourquoi arrêter ? (ah oui ! pour Mélusine, ok...)

La voilà, ma bonne résolution de la rentrée : à présent je parlerai comme une princesse. Cela ne se fera pas immédiatement, je le sais, mais j'ai un plan. Lorsqu'un gros mot m'échappera, je le noterai (mentalement) et à la fin de chaque journée, je ferai le compte. Normalement ça devrait diminuer (sinon va falloir que je trouve un groupe de soutien, pas sûr qu'il y ait ça par ici)(c'est quand-même la province). On verra bien au bout de combien de temps je pourrai mettre Stéphane Bern minable (minable ça compte pas, c'est pas un gros mot). Et on verra aussi au bout de combien de temps mon entourage s'aperçoit de mon nouveau statut princier. 
Je vous tiens au courant ;)


(*) évidemment c'est un pseudo ! (toutes les bloggeuses font ça, c'est pour protéger nos enfants des médias people)(et aussi de la honte scolaire).

2 commentaires:

  1. ha ouais!!! bon courage!!! en effet ce n'est pas évident!!!!

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  2. Pour l'instant je ne m'en sors pas trop mal. Ok, je suis debout depuis 3h, mais hier je n'en ai lâché que deux ALORS QUE C’ÉTAIT LA RENTRÉE (dont un à l'école, la grande classe.)

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