vendredi 8 janvier 2016

Ne me fais plus jamais ça.


La 6ème est une étape délicate. 
Le premier jour vous déposez votre enfant intimidée devant le collège (A vrai dire, vous êtes intimidées toutes les deux. La différence c'est qu'au bout d'une heure elle avait de nouvelles copines trop stylées, alors que vous avez passé la journée à vous ronger les sangs, presque soulagée de la retrouver en vie à 16h30). 

Trois semaines plus tard, elle se prend pour une ado. A force de recadrages (et de punitions essentiellement basées sur la privation d'accès au multimédia) Mélusine et moi sommes parvenues à une sorte d'équilibre entre ses velléités d'autonomie et mes velléités de respect mutuel (et de respect de la langue française)(enfin, à la maison au moins)(je ne suis pas si naïve que ça). 

Cet équilibre entre "C'est trop nul ici, j'peux jamais faire ce que j'veux !" et "câlin maman, je t'aime" (de loin mon préféré) est très précaire, je le sais. Mais en tant que maman attentive et pédagogue (comme Florence Foresti), je m'efforce de l'accompagner dans sa construction sans être trop invasive.

Et puis hier : Ouuuh... la boulette !
Lors de la sacro-sainte réunion entre les parents et le corps enseignant, je l'ai appelée chaton devant son prof. Elle a adoré.
(En arrivant sur le parking du collège, elle m'avait pourtant bien demandé de ne pas lui "mettre la honte" et nous en avions rigolé).
Pas sûr qu'elle me reparle un jour (quel que soit le ton).


:) Une citation extraite d'un chef-d’œuvre du cinéma d'art et d'essai s'est glissée dans ce post, sauras-tu la retrouver ?

2 commentaires:

  1. Moi je dis ouuu la boulette :-)
    Peut-être qu'un petit cadeau shopping pourrait lui rendre le sourire
    Cindie

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    1. Tu suggères que je devrais acheter son pardon ?! (Bonne idée, mais en réalité, pas besoin, elle est de nouveau tout-miel-tout-sucre)(elle a cassé son téléphone).

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